Robyn Orlin City Theater & Dance Group
         
Site de la compagnie : http://www.robynorlin.com
Surnommée en Afrique du Sud “l’irritation permanente”, elle relève, à travers son œuvre, la réalité difficile et complexe de son pays. Elle y intègre diverses expressions artistiques (texte, vidéo, arts plastiques…), afin d’explorer une certaine théâtralité qui se reflète dans son vocabulaire chorégraphique. Ses partis pris esthétiques sont forts et n'ont d'égal que le formidable appétit qui emporte le tout.

 
Senegal Piece (Projet Création Avignon 2014)
 
Une pièce de Robyn Orlin pour les danseurs de Jant Bi, l'Ecole des Sables – Germaine Acogny
 

Explorer le corps dans l'espace, ses manifestations quotidiennes, ses implications politiques... Si le corps dans l'espace est un sujet fondamental pour tout chorégraphe, il est plus que jamais nécessaire d'en parler pour Robyn Orlin, en particulier dans le contexte africain. Pour ce spectacle, la chorégraphe sud-africaine s'associe à l'École des Sables fondée par Germaine Acogny en 1998 à Dakar, centre de danse qui s'efforce depuis près de 15 ans de développer de nouvelles pratiques chorégraphiques à partir du territoire africain. Sur un continent où, selon Robyn Orlin, on parle trop peu du corps, pourtant soumis à toutes sortes de pressions, il est crucial de le faire sortir de la sphère privée et de le mettre au devant de la scène. Le corps accueille, souvent avec violence, les standards de beauté et de laideur, de perfection et d'imperfection. Dès qu'il y a de la violence, le corps est dévalorisé, considéré comme « simplement un corps de plus ». L'Afrique subit en outre les discours occidentaux sur le corps, qui le réduisent à l'image de maux physiques comme la maladie ou la faim, ou à des codes de beauté divergents. La danse révèle ces mécanismes et réévalue les corps, les libère, tente de susciter à autre type de regard, de contourner, détourner et dépasser les idées reçues. Pour ce spectacle, Robyn Orlin entend travailler à partir des danseurs eux-mêmes, de la façon dont ils appréhendent leur propre corps, pour chercher à explorer ses possibilités. Une façon de mettre le corps au centre du débat, et d'interroger les pressions qu'il subit aujourd'hui dans le monde qui est le nôtre.
     
 
in a world full of butterflies , it takes balls to be a caterpillar .... some thoughts on falling ... (Projet Création automne 2013)
 
avec Elisabeth Bakambamba Tambwe et Eric Languet
 
… Robyn Orlin est à la recherche d'Icare en plein vol. La chute. Rappeler l'histoire de l'homme qui tombe. La puissance tragique des images du 11 septembre hante les esprits et fascine en même temps.... ces corps du haut des tours jumelles qui chutent, vertigineusement.... un vol à l'envers, un retour aux origines. D'autres métaphores d'Icare sont à identifier.... la démesure du monde, l'Hybris contemporain est-il encore plus grand ? Peut-être qu'une lente et imperceptible chute se poursuivra tout au long de la pièce.... deux solos pour deux interprètes, peut-être deux anges déchus qui n'atterriront jamais....
     
 
Beauty remained for just a moment then returned gently to her starting position... (Création 2012)
 
Beauty a été créée à la demande de Matthias et Gervanne Leridon et bénéficie du soutien de TILDER.

Avec les danseurs de Moving Into Dance Mophatong, direction Sylvia Glasser : 
Muzi Shili / Fana Tshabalala / Sunnyboy Mandla Motau / Thandi Tshabalala / Teboho Letele / Julia Burnham / Oscar Buthelezi / Andile Otto Nhlapo Assistant de la chorégraphe : Nhlanhla Mahlangu
Musique : Yogin Rajoo Sullaphen
Vidéo : Philippe Lainé
Création costumes : Marianne Fassler
Création lumières : Robyn Orlin avec l'aide de Denis Hutchinson
Directeur de tournées : Denis Hutchinson
Régisseur général : Thabo Pule
Production : City Theater & Dance Group et MIDM, Moving Into Dance Mophatong
Co-production : Tilder, Biennale de la danse de Lyon, MAC, Maison des arts de Créteil, Maison de la musique de Nanterre, City Theater & Dance Group
Administration, diffusion : Damien Valette
Coordination : Marion Gatier
 

Le spectacle envahit la salle comme souvent avec Robyn Orlin qui n'aime rien moins que surprendre et prendre le public à partie. Une pièce sur la beauté et l'inventivité des peuples d'Afrique, ce « continent plein d'humour, de grâce et d'imagination.

« …Toujours décapant et vivifiant, un chant d'amour à Johannesburg par l'une de ses plus grandes compagnies. Joburg est une fête ! … » Télérama
Tilder  
 
Babysitting Petit Hercule Babysitting series #4
 
Une création de Robyn Orlin
pour le Musée des Augustins
Mise en scène : Robyn Orlin
Collaboration artistique : Stéphanie Magnant
Vidéo : Philippe Lainé
Avec : les danseurs du CDC de Toulouse/Midi Pyrénées
Et les agents de l'équipe de surveillance du musée des Augustins
Production : City Theater & Dance Group, Centre de Développement Chorégraphique Toulouse Midi/Pyrénées et Musée des Augustins, L'Usine
   
 
Babysitting Tête de Cire Babysitting series #5
 
Une création de Robyn Orlin pour le Musée des Beaux Arts de Lille
Mise en scène, Robyn Orlin
Collaboration artistique, Stéphanie Magnant
Vidéo, Philippe Lainé
Costumes, Olivier Bériot
Assistance technique : Thabo Pule
Avec Robert Coleman, comédien
Bérengère Bodin, Makambamba, Elisabeth Tambwe, Thulani Zwane, danseurs
Rodrigo Ferreira, chanteur lyrique
Et les agents de l'équipe de surveillance du musée des Beaux Arts de Lille
Production City Theater & dance Group, Opéra de Lille et Musée des beaux Arts de Lille
     
 
...have you hugged, kissed and respected your brown Venus today? (Création 2011)
 
Avec : Ann Masina, Dorothée Munyaneza, Bakambamba Elisabeth Tambwe, Angela Simpson, Dudu Yende
Réalisation image : Philippe Lainé, assisté de : Stéphanie Magnant
Musique et sound design : Alessandro Cipriani et Luigi Ceccarelli
Scénographie : Alexandre de Dardel, assisté de : Emilie Jouve
Costumes : Olivier Bériot, assisté de : Gwen van den Eijnde et Jeremy Hazael Massieux
Lumières : Laïs Foulc
Assistantes de Robyn Orlin : Barbara Turquier, Amélie Nouraud
Dramaturgie : Anisia Uzeyman
Conseil artistique : Olivier Hespel

Régie générale : Yann Le Hérissé
Régie vidéo : Philippe Lainé
Régie son : Luigi Ceccarelli, Antonino Chiaramonte et Alessandro Cipriani
Son réalisé en collaboration avec Edison Studio - Rome
Régie lumière : Stéphane Dejours
Régie plateau : Arthur Michel
Sur-titres : Stéphanie Magnant
   
L'histoire de Sara Baartman est bien connue de la plupart des Sud-Africains… mais pas de la majorité des Européens ni, probablement, du reste du monde… c'était juste l'une de ces nombreuses Africaines qui ont été exhibées en Occident pendant deux siècles comme des spécimens ethnologiquement authentiques du peuple africain…
Ce qui m'intéresse, c'est ce qui arrive lorsque la science et le spectacle (pour ne pas dire la politique) convergent dans des manifestations prétendument anthropologiques destinées à divertir…. et font en sorte que les Africains soient perçus comme des êtres intellectuellement et moralement inférieurs ou supérieurs aux autres… le spectacle ethnologique perpétue-t-il et encourage-t-il le racisme, créant une distance incommensurable en plaçant les Blancs et les Noirs dans une étroite promiscuité ?... Ces exhibitions visent-elles à éloigner les Africains du reste de l'humanité ?…
Qu'arrive-t-il lorsque deux groupes cohabitent sur un plateau de théâtre ? … ces jeunes acteurs français découvrant l'histoire de Sara Baartman peuvent-il dépasser leurs préjugés ?…
… Et nos 5 Sara Baartman sont-elles capables d'entretenir avec eux des relations ordinaires ? ….
…. Les artistes, les imprésarios et les spectateurs, individuellement et collectivement, ont contribué à former l'image des Africains que se faisaient les Européens et le reste du monde aux XIXe et XXe siècles…. et comment s'en défaire maintenant, au XXIe siècle ?… Pourquoi est-ce si important pour le monde ?…
Toute chose liée à Saartjie Baartman pose problème au cours de l'histoire… elle ne cesse de nous interroger !!!... Demeure en paix Saartjie (si cela est enfin possible)… malgré ton retour en Afrique du Sud, j'ai le sentiment que ton âme et ton esprit sont restés en Europe… mais je sais pourquoi ; c'est parce que tu nous demandes de continuer à réfléchir… !!! »
Note de Robyn Orlin
Paris 2011

Les images ont été réalisées avec la participation des habitants de Elaansdoorn et de Leewfontein, Limpopo, Afrique du Sud et les élèves de l'École Nationale Supérieure d'Art Dramatique de Montpellier : Henri Alexandre, Maria Apostolakeas, Antoine Baillet, Marina Boudra, Thomas Champeau, Romain Grard, Lou Martin-Fernet, Audrey Montpied, Marion Pellissier, Emmanuelle Reymond, Tristan Rosmorduc, Benoît Saladino, Sylvère Santin, Maxime Taffanel.
Coordination Afrique du Sud : Jerry Marobyane
Infographie : Franck Magnant
Graphisme : Valérie De Meerleer
Remerciements au musée du Louvre, à Alabama – Joël May, William Torres, Raphaël Thomas, à Gilles et Christian Boustani, Amélie Nouraud, Maxime Rebière et Myriam Bloedé
Construction du décor : Théâtre national de Strasbourg / Hervé Cherblanc
Administration / diffusion : Damien Valette – www.jgdv.net
Coordination : Daniela Goeller

Création automne 2011
Production : City Theatre & Dance Group
Co-production : Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Monaco Dance Forum, Stadsschouwburg Amsterdam, King's Fountain, Théâtre national de Strasbourg, Le CENTQUATRE - Paris, Théâtre de la Ville - Paris, Festival d'Automne à Paris
Résidence de création au CENTQUATRE – Paris
Avec le soutien de l'ONDA
Avec l'aide de l'Ecole nationale supérieure d'Art Dramatique de Montpellier. Remerciements à Ariel Garcia Valdès et Evelyne Corréard.
Avec Suona Italiano

video
 
Walking next to our shoes… intoxicated by strawberries and cream, we enter continents without knocking
 
avec Xolisile Bongwana
Ann Masina
Vusumuzi Kunene
Thulani Zwane
et
PHUPHUMA LOVE MINUS
Amos Bhengu, Busani Majozi, Jabulani Mcunu, Mbongeleni Ngidi, Mbuyiseleni Myeza, Mlungiseleni Majozi, Mqapheleni Ngidi, Saziso Mvelase, Siyabonga Manyoni, S'yabonga Majozi
Assistant à la chorégraphie Nhlanhla Mahlangu
Costumes Birgit Neppl
Lumières Robyn Orlin/Denis Hutchinson
Vidéo Philippe Lainé
Régisseur plateau Gladman Balintulo
Régisseur vidéo Thabo Pule
Directeur de tournée Denis Hutchinson
Conseiller son Boris Vukafovic
   
Note de Robyn Orlin :
Walking next to our shoes...» est une expression populaire zouloue qui signifie «être pauvre». Mais nous ne sommes pas pauvres...
Nous continuons à faire la fête et à exprimer nos idées...
Est-ce que je dois en dire plus?
Merci à tout le monde pour leur aide à cette production.

Le spectacle « Walking next to our shoes… intoxicated by strawberries and cream, we enter continents without knocking… » a été créé à Johannesburg en février 2009, avant d'être repris en région parisienne dans le cadre du festival Banlieues Bleues. Il met en scène les dix chanteurs d'un choeur traditionnel sud-africain d'isicathamiya dont le nom est Phuphuma Love Minus, auxquels viennent s'adjoindre la chanteuse lyrique Ann Masina, le swanker Vusumuzi Kunene et les acteurs Xolisile Bongwana et Thulani Zwane.

L'isicathamiya est un style de chant a cappella propre à la culture zouloue d'Afrique du Sud. Les choeurs d'isicathamiya sont toujours masculins. Le mot est dérivé d'un verbe zoulou qui signifie « marcher doucement » ou « piétiner soigneusement ». En même temps qu'ils fondent leurs voix dans des sonorités harmonieuses, les interprètes exécutent des mouvements sur la pointe des pieds à l'origine d'un style chorégraphique bien particulier. L'histoire de l'isicathamiya remonte au début du vingtième siècle, lorsque les communautés zouloues commencèrent à émigrer vers les zones urbaines. Pendant longtemps, les travailleurs zoulous étaient logés dans des hôtels où ils n'étaient pas autorisés à faire de bruit, d'où la nécessité de marcher sur la pointe des pieds. Les chants gospel présents dans les églises exercèrent ensuite leur influence sur l'isicathamiya.

Aujourd'hui, ces choeurs s'affrontent dans le cadre de concours organisés pendant la nuit du samedi au dimanche dans les villes de Johannesburg et Durban. Les costumes y jouent un rôle primordial. Les hommes portent en effet des chaussures brillantes et coûteuses ainsi que de luxueux costumes qu'ils ne peuvent absolument pas se permettre d'abîmer au cours des représentations, ce qui implique une esthétique du soin et de la préservation. Les paroles chantées ont trait aux sujets de la vie quotidienne, tels que la nostalgie de la terre natale, les femmes, les dangers de l'apartheid ou l'évangile.

C'est en faisant des auditions à Johannesburg dans le cadre de la préparation de son spectacle sur les swankers Dressed to kill… killed to dress… que Robyn Orlin a découvert le groupe Phuphuma Love Minus. Elle fut immédiatement séduite par leur style et ressentit le désir de leur créer une pièce sur mesure, centrée sur le motif humoristique et métaphorique des chaussures, tout en prenant en considération le contexte historique, culturel et social de l'isicathamiya. « Walking next to our shoes » est une expression populaire zouloue qui signifie « être pauvre », et qui donne son sens au titre de la pièce. Cherchant à interpeller le public sur des thèmes en apparence frivoles, mais en réalité très profonds de l'histoire africaine, ce spectacle relève de la performance, confrontant les spectateurs, un choeur d'hommes habitués à travailler ensemble et trois personnalités éclectiques tels qu'Ann Masina, Vusumuzi Kunene, Thulani Zwane et Xolisile Bongwana, dont certaines ont déjà collaboré avec Robyn Orlin sur de précédents projets. Il comporte une scénographie vidéo signée par le cinéaste Philippe Lainé. Volontairement dépouillée et mobile, cette scénographie se base sur un film documentaire réalisé aujourd'hui dans les rues de Johannesburg et dont le propos est d'inventorier toutes sortes de petits métiers liés à la chaussure, tels que fabricants de sandales, cordonniers ou cireurs ambulants.
Le dispositif de ce spectacle, riche en improvisations et en échanges humains, permet de voyager dans des espaces extrêmement variés, en inventant à chaque fois de nouvelles synergies entre un lieu, une réflexion, un public et des artistes.
Emile Soulier

Co-production : City Theater & Dance Group, Festival Banlieues Bleues, Théâtre de Saint Quentin en Yvelines, Scène nationale, Grand Théâtre du Luxembourg. Avec l'aide du Conseil général de Seine Saint Denis et du Goethe Institut, Johannesburg.
Remerciements à M. Simon Ngubane et M. Adolphus Mbuyisa de l'association Iphimbo Isicathamiya où Phuphuma Love Minus est basé.
 
Call it... kissed by the sun... better still the revenge of geography...
 
Avec : Ibrahim Sissoko
Illustration graphique en direct : Maxime Rebière
Conception de la scénographie vidéo : Philippe Lainé
Chorégraphie hip-hop : Ibrahim Sissoko
Costumes : Olivier Bériot
Lumières : Erik Houllier
Régisseur général et son : Yann Le Hérissé
Assistante de Robyn Orlin : Stéphanie Magnant
Dramaturgie : Olivier Hespel
   
Rencontre ludique et politique entre deux esthétiques, entre Ibrahim Sissoko et Maxime Rebière, Call it… kissed by the sun… renvoie aux leitmotive chers à Robyn Orlin : la démystification de l'art, la question identitaire, le respect des différences. Etre Noir en France, en Europe… Les émeutes de banlieue en 2005, dans la région parisienne… Deux axes de réflexion à l'origine de cette pièce. Au départ en tout cas… Comme souvent chez Robyn Orlin, ces axes ne sont pas des piliers inébranlables, des dogmes qui dictent la construction d'un projet. Ils sont davantage des points de ralliement pour l'équipe de création, les bases d'une envie « sensée » de faire ensemble. Même si les questions que ces axes posent restent bel et bien là. Toujours présentes, ne fût-ce que dans les coulisses… Une façon pour Robyn Orlin d'éviter d'aborder ces sujets de façon trop littérale, trop clairement discursive, voire didactique. Une façon en somme d'être libre de son propos.

Liberté, précisément, une notion primordiale dans le vocabulaire de Robyn Orlin… Une question qu'elle lance non seulement à ses interprètes et collaborateurs, mais aussi à son public, ses pièces ne tissant jamais un discours linéaire/univoque mais procédant davantage du collage multi-pistes, laissant par là même le libre choix (précisément) à chacun de tisser sa propre histoire. Une démarche qui colle parfaitement à une seconde notion fondamentale chez Robyn Orlin : la « proactivité »1 ; à l'opposé de la passivité, être acteur/ auteur de ses propres choix.
1 Anglicisme. Le français connaît l'adjectif « proactif » que le Petit Robert définit comme suit : « qui anticipe les attentes, prend l'initiative de l'action ».

Chez Robyn Orlin, le processus même de création oeuvre concrètement sur ces deux notions. Qui es-tu ? Que cherches-tu, toi qui travailles avec moi ? Telles pourraient être résumées les questions premières qui sous-tendent sa démarche de travail où l'écoute de l'autre, la curiosité pour l'autre sont « vitales ». Dans cet ordre d'idée, le fait même qu'elle ne domine pas le français (et le reste de l'équipe l'anglais) devient un outil pour cultiver la « proactivité » de ses collaborateurs, pour ne jamais « strictement » les diriger mais les laisser faire leur propre chemin dans les pistes qu'elle lance, dans les directions qu'elle donne. Un moyen, également, de cultiver cette nécessité d'écoute qui anime son travail et de creuser, tangiblement, cette notion de l'autre qui habite littéralement cette chorégraphe sud-africaine, blanche, d'origine juive, émigrée à Berlin…
L'autre, sans doute le maître-mot de son travail, tant dans la méthode que dans l'oeuvre elle-même. Et que l'on retrouve clairement dans cette pièce. Dans son articulation même. Car au-delà de la question d'être Noir en France ou de la notion d'intégration, de porosité de la culture française à ses communautés issues de l'immigration plus ou moins lointaine, Call it… kissed by the sun… est une rencontre entre deux univers artistiques et esthétiques rarement mixés : celui du chorégraphe-interprète de hip-hop Ibrahim Sissoko et celui du dessinateur Maxime Rebière dont le trait à l'énergie vive et à la fluidité légère du croquis est loin du tag ou du graff, deux langages que certains verraient plus volontiers côtoyer celui d'Ibrahim Sissoko… Une rencontre « improbable » en somme. Mais « logique » dans le travail de Robyn Orlin. Avec, en toile de fond, une nécessité leitmotiv chez elle : « démystifier l'art, retrouver sa simplicité, sa vulnérabilité, son humanité… »
Olivier Hespel, en Décembre 2009

Co-production : City Theatre & Dance Group, Johannesburg, Théâtre de la Ville, Paris, Espace Michel Simon, Noisy-le-Grand, Centre de Danse du Galion, Aulnay-sous-Bois, Centre de Développement Chorégraphique – Toulouse / Midi-Pyrénées
 
Although I live inside... my hair will always reach towards the sun... (Bien que je vive à l’intérieur… mes cheveux tendront toujours vers le soleil…)
 
Créé en 2004 dans le cadre du Vif du sujet à Montpellier Danse
Solo De Robyn Orlin avec Sophiatou Kossoko
Durée : 50 minutes

« Comment une femme blanche vivant en Afrique et une femme noire vivant en Europe mettent leur travail en commun... »
   
Coproduction: SACD, Festival Montpellier Danse 2004. Coréalisation: City Theater and Dance Group, Association IGI Remerciements à DCA - La Chaufferie pour le prêt de studio de répétition et à Maciej Fiszer.
 
We must eat our suckers with the wrappers on... (Nous devons manger nos sucettes avec l’emballage…)
 
Créé à Paris en février 2002 - Pièce pour 15 danseurs du Market Theater Laboratory
Chorégraphie, décor, costumes: Robyn Orlin
Durée : 1 heure
   
À travers cette métaphore c'est la transmission du sida, fléau qui décime l'Afrique du Sud, qui est évoquée avec une extraordinaire vitalité et beaucoup d'humour. Servi par une jeune troupe de quinze interprètes noirs, des chorégraphies d'ensemble, des pas traditionnels zulus, des mélodies chantées a cappella, des tableaux qui font entrer les rythmes et le vocabulaire de la rue dans le théâtre, "We must eat our suckers with the wrappers on" nous transporte au coeur du township sud-africain où la souffrance et la grâce, la tendresse et la violence font la vie de tous les jours...

Co-production : Théâtre de la Ville - Paris, City Theater & Dance Group, Market Theater Laboratory, Johannesburg - Afrique du Sud Avec le soutien du National Art Council of South Africa, du FNB Vita Dance Umbrella et des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis-France"
 
Projet Musée / Babysitting series
 
Créé à Berlin en décembre 2002 sous le nom de « Baby sitting Caspar … »
   
Ce projet autour du musée aura lieu dans un certain nombre de pays, avec différents gardiens, travaillant dans des musées, et ce durant les prochaines années. « Babysitting Caspar » s’intéresse aux gardiens de musées qui s’occupent des œuvres d’art. Je n’ai pas seulement besoin de déconstruire l’œuvre d’art mais aussi le système auquel cette œuvre est liée… et la tradition fait partie de ce système.
La danse doit-elle vivre dans un vide culturel ? Ce vide ne devrait-il pas être explosé ?
« Babysitting Caspar »… Respecte l’art. Respecte le commissaire de l’exposition. Respecte le commissaire. Respecte la tradition. Six gardiens. Un Musée National. Ecrans. Escalier. Peintures. Visiteurs. Préjugés. Grande culture. Art infaillible. Produits. Identités. Histoires. Communautés. Fantaisies. Maîtres. Serviteurs. Gardiens. Point de vue.
Qui s’occupe de l’art ?
 
The future may be bright, but it’s not necessarily orange… (Le futur peut être brillant mais il n’est nécessairement orange…)
 
Créé à Copenhague en juillet 2001
Solo de Robyn Orlin avec Ann Crosset
Durée : 75 minutes
   
Un rendez-vous singulier pour un voyage mouvementé pendant lequel l’artiste vous livrera quelques réflexions bien peu raisonnables sur sa vision de l’histoire de la danse et de l’art conceptuel. Pas d’exposés théoriques, mais un éclat de rire pour démystifier le monde de la danse, son histoire, son sérieux ; pour oser tourner en dérision des acquis rarement remis en question comme la technique Martha Graham. Parce que « au fond, le monde de la danse n’est qu’une énorme blague et j’en fais partie moi aussi ! », affirme la chorégraphe, qui poursuit avec cette pièce sa politique de subversion.

Co-production : City Theater & Dance Group, CCproductions, the Danish Cultureministerial Development Foundation, Danish Center for Culture andDevelopment, Copenhagen International Theatre (KIT). With the support of FNB/Dance Umbrella and the National Arts Council of South Africa.
 
Daddy, I've seen this piece 6 times before and I still don’t know why they’re hurting each others… (Papa, j’ai déjà vu cette pièce six fois et je ne sais toujours pas pourquoi ils se font mal)
 
Créé à Johannesburgh, South Africa, en 1998 - Pièce pour 6 danseurs.
Chorégraphie, scénographie, décors et costumes : Robyn Orlin
Durée : 1 heure


   
Tourne en dérision le ballet classique, “importation coloniale, soutenue durant l’Apartheid par le gouvernement blanc nationaliste”. Mais il est aussi question, dans ce saugrenu "collage” d’hallucinantes saynètes, de la complexité d’un “vivre ensemble” que la mosaïque sud-africaine tente aujourd’hui d’inventer.

Production : City Theater & Dance Group - Johannesburg, avec l’aide du FNB Vita Dance Umbrella – Johannesburg, de Keith Kirstens, de Basa ainsi que de l’Institut Français de Johannesburg.
Cette pièce, commandée par le FNB Vita Dance Umbrella, a remporté le troisième prix des Rencontres Chorégraphiques Africaines et de l'Océan Indien (Afrique en Créations). Chorégraphe lauréate du prix d'auteur du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis en France, ainsi qu’aux Rencontres Chorégraphiques Internationales 2000.
 
Keep the home fires burning (Garde le feu de ta maison allumé)
 
   
Dans l’installation "Keep the home fires burning", sélectionnée pour le FNB Vita Award Art Prize 1997, l’une des plus prestigieuses récompenses en art contemporain d’Afrique du Sud, Robyn Orlin évoque avec force et détermination les changements complexes et lents de la société post-apartheid.
"Keep the home fires burning" est le titre d’une chanson de l’armée britannique du début du XX ème siècle, dans laquelle les hommes qui partent au combat demandent à leur femme d’entretenir le feu du foyer pour que la vie continue en leur absence. A l’aide d’images évocatrices simples, elle nous interroge sur le racisme qui perdure et replace une nouvelle fois le spectateur dans une situation de réflexion essentielle.
 
Dressed to kill… Killed to dress…
 
Création Février 2008 au Festival Dance Umbrella de Johannesburg
Pièce pour 5 swenkas d’Afrique du Sud et 4 danseurs/comédiens


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Qui sont les swankas ? Robyn Orlin les côtoie depuis son enfance. La chorégraphe sud-africaine les croisait déjà dans la boutique de son oncle, au centre de Johannesburg, à chaque fois qu’elle allait prendre ses cours de danse. Celui-ci leur vendait des vêtements en exclusivité. Et depuis sa porte, une enseigne s’adressait à eux : « Specially for Swankas ». Terme dérivé de mot anglais swank qui signifie « en mettre plein la vue ». La recherche de l’élégance, voilà pourtant ce qui motive les swankas, et leur donne une identité lors des concours qu’ils organisent.
Ce “cérémonial underground ”, né sans doute à cause de l’apartheid, émerveille Robyn Orlin. Son spectacle rend hommage aux ouvriers zoulous qui œuvrent dans les mines ou le bâtiment et se retrouvent les samedis soirs dans les sous-sols d’un immeuble pour faire assaut de raffinement. Dans leurs costumes impeccablement coupés, ils défilent en chantant et dansant, devant un jury à l’origine composé, à leur demande, de Blancs. Si les temps ont changé, la tradition est restée l’affirmation d’une fierté. Selon Robyn Orlin, « à travers une gestuelle lente et expressive proche de la chorégraphie, les swankas montrent leur personnalité profonde faite de respect et de tempérance ». Mettant en scène ses acteurs et plusieurs swankas récemment rencontrés, la chorégraphe entend fêter l’expression de toutes les cultures à travers une forme inédite de défilé. Quand le temps peut enfin donner à chacun « la capacité d’embrasser l’Histoire ».
Irène Filiberti, pour la brochure du Théâtre de la Ville

Coproduction city Theater & Dance Group – Dance Umbrella, Johannesburg – Théâtre de la Ville, Paris–Théâtre de la Place, Liège – Grand Théâtre de la ville de Luxembourg.
 
Still life with homeless heaven and urban wounds…
Création pour les Via Katlehong Dance
Création en novembre 2007 au Théâtre de l’Onde
Espace culturel de Vélizy-Villacoublay
Pièce pour 9 danseurs
Durée envisagée : 30 minutes
   
« Pantsula… un mot qui nous ramène à l’Afrique du Sud des années 70, lorsqu’on appelait pantsula les personnes qui s’habillaient avec élégance et une certaine ostentation mais sans être trop guindées. C’est aussi une danse, le « pantsula jive », très en vogue dans les années 80 parmi les jeunes des townships. Plus qu’une manière de s’exprimer c’était une manière de vivre. Certains y ont vu une danse de claquette à l’africaine, chaloupée et coulante. Le mot zoulou pantsula signifie « se dandiner comme un canard, déambuler les fesses saillantes », c’est assez parlant…Pour moi, le pantsula est une expression spontanée de la vie qui traduit la violence latente de la culture sud-africaine … Elle concerne surtout les hommes, à la différence du kwaito qui est très prisé aussi bien par les hommes que par les femmes. Avec la compagnie Via Katlehong, nous chercherons à savoir comment cette forme de danse est devenue une expression politique dans les années 80 et comment, encore aujourd’hui, elle permet de comprendre le climat culturel et politique qui règne en Afrique du Sud. »
Robyn Orlin.

Coproduction : Maison des Arts de Créteil, L'Onde, Espace Culturel de Vélizy-Villacoublay, Institut Français d'Afrique du Sud, CulturesFrance, Festival d'Automne à Paris, Le Séchoir à Saint Leu - La Réunion, Damien Valette prod.
Avec le soutien du Centre national de la danse - Pantin pour le prêt de studio.
 
Je suis venu... j'ai vu... j'ai mâché des malabars...
Une pièce de Robyn Orlin pour et avec Seydou Boro
Consultant Costumes: Birgit Neppl
Remerciements à Marion Zieman et au Hebbel Theater, Berlin pour le prêt des studios de répétition ainsi qu'à Olivier Hespel
Durée : 20 min
   
La chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin a demandé au danseur burkinabé Seydou Boro d'être son complice pour créer un court spectacle "en hommage" à César.
Néanmoins, il ne faut pas s'attendre à une célébration respectueuse et polie du sculpteur. En effet, Robyn Orlin partage avec César la volonté d'ancrer l'art dans le réel, ainsi qu'un goût pour la dérision et le burlesque dont elle fait largement usage dans ses spectacles. Inclassables, irrévérencieux et clairement politiques, ceux-ci mêlent généralement la danse, le texte et la vidéo, et requièrent souvent la participation du spectateur.
Cette confrontation à l'oeuvre de César promet donc d'être pour le moins surprenante.

Le 10 et 11 septembre 2008 - Les soirées nomades - Fondation Cartier pour l'art contemporain - dans le cadre de l'exposition "César".

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L’Allegro, il penseroso ed il moderato.
Ode pastorale en trois parties HWV 55 (1740) – Livret de Charles Jennens d’après John Milton
Créé le 23 avril 2007 à l’Opéra national de Paris Musique : Georg Friedrich Haendel
Chorégraphie et vidéo : Robyn Orlin
Réalisation vidéo : Philippe Lainé
Costumes : Olivier Bériot
Lumières Marion Hewlett
Les Etoiles, les Premiers danseurs et le Corps de ballet Orchestre et Chœur des Arts Florissants
Direction musicale William Christie
Durée :1h40
En adaptant cette forme musicale en un spectacle incluant danseurs, chanteurs, musiciens et images vidéos, Robyn Orlin a cherché, non pas à illustrer le discours de la pièce mais plutôt à lui opposer une nouvelle matière qui soit à la fois très subjective et universelle. Haendel aurait, à sa façon, étendu le discours de Milton à la sphère musicale. D’une certaine manière, Robyn Orlin poursuit aujourd’hui la même enquête dans le champ qui lui est propre, questionnant cette fois l’essence de la danse, ses lignes de rupture, ses zones de tension, son énergie, les émotions et les espérances qu’elle véhicule, sa mémoire, son histoire.

Production Opéra national de Paris Avec l’aide de The american friends of the Paris Opera & Ballet, et de The Annenberg Foundation.
 
Porgy & Bess
De George Gershwin, DuBose, Dorothy Heyward et Ira Gershwin Opéra en trois actes.
Créé à l’Opéra comique-Paris le 2 juin 2008
Distribution
Direction musicale : Wayne Marshall
Mise en scène : Robyn Orlin
Scénographie : Alexandre de Dardel
Vidéo : Philippe Lainé
Lumières : Marion Hewlett
The Atlanta Opera Chorus New World Symphony
Production : Théâtre national de l’opéra-comique
Coproduction : Grand théâtre de la ville de Luxembourg
Coproducteurs associés : Théâtre de Caen, Festival International de Musica y Danza de Granada


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2009 "Walking next to our shoes..." Festival Banlieues Bleues et Tournée en France
2008 "Porgy and Bess" Commande de l'Opéra comique, Paris
         "Dressed to kill... Killed to dress..." Tournée en Europe
2007 L’ « Allegro, il penseroso ed il moderato », commande de l’Opera National de Paris - Palais Garnier.
          "Still live...." chorégraphie pour Via Katlehong Dance
         "Confit de Canard" Centre national de la Danse
2005 « Hey dude...I have talent...I’m just waiting for God... » Solo avec Vera Mantero. Commande du Festival Danse à Aix,
         Impulstanz Wien Autriche), Théâtre de la Ville, à Paris - France.
         « When I take off my skin and touch the sky with my nose, only then can I see little voices amuse themselves… » Commande
         du Théâtre de la Ville, Paris - France, Le Cargo - Scène Nationale de Grenoble, Grand Théâtre de la Ville de Luxembourg.
2004 Evènement pour l’ouverture du Musée des cultures du Monde à Goteborg (Suède).
         « Babysitting series » à la Johannesburgh Gallery (Afrique du Sud).
         « …Although I live inside… my hair will always reach towards the sun… », joué par Sophiatou Kossoko au Festival Montpellier
         Danse et au Festival Paris Quartier d’été. Commande de la SACD – Le Vif du Sujet
         « …And we decided to erect a monument to dance in France… » Commande du Centre national de la Danse, à Pantin (France)
2003 « We must eat our suckers with the wrappers on.... », Tournée en Europe
         « Ah if only… » créé pour la Carte Blanche Dance Company – Bit Teatergarasjen, Bergen (Norvège)
2002 « We must eat our suckers with the wrappers on... (Re)création à Paris au Théâtre de la Ville
         « Ski-Fi-Jenni and the Frock of the New ... », Théâtre de la Ville (Paris), the Hebbel (Berlin) et Festival Montpellier Danse.
         « Daddy, I've seen this piece 6 times before and I still don’t know why they’re hurting each others », Tournée en France,
         Norvège, Londres , Grèce et Suède
         « The future may be bright… but it’s not necessarily orange !!!. », Festival Montpellier Danse
         « Baby sitting caspar... », Alte Nationale Museum, à Berlin
2001 « We must eat our suckers with the wrappers on. », Création au Market Theatre Laboratory Graduates, Première au FNB
         Dance Umbrella à Johannesbourg (Afrique du Sud)
         « Rock my tutu », Commande du Ballet de Lorraine, à Nancy
         « The future may be bright, but it’s not necessarily orange…!!! », Représentations au Danemark et au FNB
         Dance Umbrella à Johannesbourg (Afrique du Sud)
         « Daddy, I've seen this piece 6 times before and I still don’t know why they’re hurting each others », Tournée en
         Allemagne, Belgique, Japon, France, La Réunion, Hollande, Afrique du Sud, Suisse.
         «  f**** (untitled) », Toured en Allemagne et en France
2000 « The future may be bright, but it’s not necessarily orange…!!! » Commande du Nordic Shuttle (Danemark)
         « f****(untitled) », Création au FNB Dance Umbrella à Johannesburg (Afrique du Sud). Vita Art Prize, finaliste, Sandton
          Art Gallery.
         « Daddy, I've seen this piece 6 times before and I still don’t know why they’re hurting each others ». Tournée en France,
          en Hollande et en Afrique du Sud.
1999 «Daddy, I've seen this piece 6 times before and I still don’t know why they’re hurting each others ». Commande du FNB
          Dance Umbrella à Johannesburg (Afrique du Sud)
         « Life after the credits roll…a piece for 5 performers and the spitrit of makana ». Créé au Market Theatre à
          Johannesburg (Afrique du Sud)
         « At the drop of a hat… » Création pour les étudiants de la National School of the Arts
         « Downscalig…scalingdown…a piece for one dancer and 3dresses ». Créé avec Nelisiwe Xaba, pour le Women’s
          Festival à Durban (Afrique du Sud)
         « Drum goes Weekly » - History of Drum Magazine. Conception/direction pour le Blue Moon Industrial Theatre
          Company. Représentation pour les mineurs de Gauteng and OFS areas.
1998 « All shoes children ». Création avec les étudiants du Market Theatre Laboratory
         « Strangers in the night ». Création pour le FNB Dance Umbrella à Johannesburg (Afrique du Sud) avec les étudiants du
          Market Theatre Laboratory.
         « When it comes down to mulberry bushes… ». Création pour les étudiants de la National School of the Arts à
          Johannesburg (Afrique du Sud).
         « And at midnight we aired our souls… ». Création pour la Tumbuka Dance Company (Zimbabwe). Représentation au FNB
          Dance Umbrella à Johannesburg (Afrique du Sud)
          « Orpheus…I mean eurydice… I mean the natural history of a girl ». Création au Market Theatre (Afrique du Sud) et
         tournée en France.
         « Couch Dances ». Chorégraphie et installation avec Rodney Place pour la Rembrandt Gallery au Market Theatre.
1997 « One sheet of sleep… » Création à la National School of the Arts
         « The ambassador’s silent freight… » Création au FNB Dance Umbrella à Johannesburg (Afrique du Sud) Chorégraphie
          pour la production multi-media
         « Ubu and the Truth Commission ». Par William Kentridge et The Handspring Puppet Company
         « Naked on a goat ». Tournée en Pologne, Suisse et France.
         « My hiccups continue to growl… ». Pour l’ouverture Biennale de Johannesburg.
         « Dress with itchy balls… ». Installation pour le Purity and Danger Show, Gertrude Posel Gallery, University of the
          Witwatersrand, Johannesburg (Afrique du Sud)
         « Keep the homefires burning » avec Nelisiwe Xaba. Installation – Vita Art Prize, Sandton Art Gallery.
1996 « And at midnight we aired our soles ». Tumbuka dance Company, Grahamstown Festival et Dance Umbrella, Londres
         « Explaining loss to a young ballerina… ». National School of the Arts.
         « Naked on a Goat ». Première au Market Theatre.
         « That’s the way the cookie crumbles… ». Playhouse Dance Company, Durban, KwaZulu-Natal et le Grahamstown Festival.
         « With atonishment I note the dog… ». State Theatre Dance Company, Johanneburg (Afrique du Sud).
         « Lazy Susan ». Installation à l’Institute of Contemporary Art, Johannesburg, partie du spactacle « Hitchhiker ».
1995 « In a corner the sky surrenders ». Solo performance. Première sud-africaine au Dance Umbrella. Puis repésentation
          au Grahamstown Festival et au Perth Festival.
         « Rumble in the Jungle ». Johannesburg Dance Theatre.
         « Piss Elegant ». Solo pour Jeannette Ginslov. Arts Alive festival, Johannesburg.
         « A hat is definitely not an envelope for a head ».Solo pour Warren Human. PACT Dance Company, Johannesburg.
         « The Polka Dot Lives On! » Soweto Dance Theatre, Johannesburg.
         « Whoops… A Retrospective ». Market Theatre, Johannesburg.
1994 « In a corner the sky surrenders ». Solo performance. Block gallery, North Western University, Chicago. « The explosion
          of stars is not only reserved for ticket-holders ». NAPAC Dance Company, South Africa.
1993 « Upsy-Daisy ». Solo performance. Blue Rider Theatre, Chicago and The Art Institute of Chicago.
1992 « How beautiful is the Princess tonight ». Links Hall and Randolph Street Gallery, Chicago.
         « The explosion of stars is not only reserved for ticket-holders ». Etudiants du Columbia College Dance Centre, Chicago.
         « Please, consider me a dream ». Collaboration avec Mathew Wilson. International Performance Space,
         Facets Multimedia, Chicago.
1991 « I throw myself against the sky ». Solo performance. Gallery 2, The School of the Art Institute of Chicago.
1990 « Explaining conflict to a dying ballerina ». Solo performance à la School of the Art Institute of Chicago.
         « If you can’t change the world, change your curtains ». PACT Dance Company, Afrique du Sud.
1989 « If the whole population of China jumped up and down at the same time, the earth would move ». NAPAC Dance
         Company, Afrique du Sud.
         « Mysteries and Misses ». Collaboration avec Chris Pretorius, directeur du Market Theatre, Afrique du Sud.
         « The Three Angry Daughters of Mr Knife and Mrs Fork » (inspiré par Chekhov's Three Sisters) Collaboration
         Chris Pretorius, directeur du Market Theatre, Afrique du Sud.
         « Alive ½ Dead ». Dance Umbrella, South Africa.
         « MrMrs ». Chorégraphié et dansé par Robyn Orlin avec l’acteur Andrew Buckland. Market Theatre, Afrique du Sud.
         « Five girls screaming ». Pretoria Technikon Dance Department, pour le Grahamstown Festival, Afrique du Sud.
         « As fall women, so fall women ». PACT Dance Company, Afrique du Sud.
1988 « Here for the Duration, Too ». PACT Dance Company, Afrique du Sud.
         « Dancing into Darkness ». Solo performance. Collaboration avec Chris Pretorius. Baxter Theatre et Market Theatre,
         Afrique du Sud.
         « Sunrise City and Hotel Polana ». Collaboration avec Chris Pretorius. Market Theatre, Afrique du Sud.
         « Have you seen the countryside around Johannesburg lately », plus « Sunrise City ». Collaboration avec
          Chris Pretorius pour City Theatre Dance Company, Market Theatre Warehouse.
1987 « Local Stops ». NAPAC Dance Company, Afrique du Sud.
         « Dance Theatre Twofold : Presenting the pas de deux as a speciality act plus Dark Continents ». Market Theatre,
          Afrique du Sud.
1986 « Look confidently into the future ». Pretoria Technikon Dance Dept. Afrique du Sud.
         « Moulding Means ». Pretoria Technikon Dance Dept. Afrique du Sud.
         « Here for the Duration ». Market Theatre, Afrique du Sud.
1984 «  That dream, that sleep ». Duo avec Robyn Orlin et Lucky Diale. Market Theatre Reheasal Room, Afrique du Sud.
         « (E)motional Chameleons Duo avec Robyn Orlin et Andre de Villiers, upper gallery wall, Market Theatre, Afrique du Sud.
         « Here for the duration » par Robyn Orlin, avec Lucky Diale, Gail Saul (et supermarket trollies). Rehearsal Room,
         Market Theatre.Afrique du Sud.
1983 « Bacchae ». Collaboration avec Junction Avenue Theatre Company, Market Theatre, Afrique du Sud.
         « One, so many ». Solo performance. Chorégraphie avec Sonje Mayo. Laager Theatre, Market Theatre, Afrique du Sud.
         « Miles from home ». Solo performance. Johannesburg, Afrique du Sud.
 
Née en 1955 à Johannesburg, Robyn Orlin a suivi les cours à la London School of Contemporary Dance de 1975 à 1980, puis ceux de la School of the Art Institute of Chicago de 1990 à 1995, où elle obtient un master. Elle a présenté sa première performance à Johannesburg en 1980. Surnommée en Afrique du Sud " l'irritation permanente ", elle relève, à travers son œuvre, la réalité difficile et complexe de son pays. Elle y intègre diverses expressions artistiques (texte, vidéo, arts plastiques…), afin d'explorer une certaine théâtralité qui se reflète dans son vocabulaire chorégraphique. On lui doit notamment Naked on a goat (1996), Orpheus… I mean Euridice… I mean the natural history of a chorus girl (1998), qui a obtenu le prix FNB Vita. Daddy, I've seen this piece six times before and I still don't know why they're hurting each other (1999) qui a obtenu le Laurence Olivier Award de la réalisation la plus marquante de l'année et We must eat our suckers with the wrappers on, pièce sur les ravages du SIDA en Afrique du Sud.

De septembre 2005 à la fin 2007 Robyn Orlin a été accueillie en résidence au Centre national de la Danse de Pantin. Elle a mis en scène L'Allegro, il penseroso ed il moderato de Haendel à l'Opéra national de Paris, dont la première a eu lieu le 23 avril 2007. Dressed to kill… killed to dress … pour des Swenkas sud-africains, a été créée en février 2008 au Festival Dance Umbrella de Johannesburg et a été présenté en tournée européenne (Paris, Liège, Luxembourg, Bruxelles, Vienne …) Robyn a créé une mise en scène de Porgy & Bess à l'Opéra Comique à Paris en juin 2008. Walking next to our shoes... intoxicated by strawberries and cream, we enter continents without knocking... met en scène les chanteurs de la chorale Phuphuma Love Minus et a été créée en février 2009 au festival Dance Umbrella de Johannesburg et reprise dans le cadre du Festival Banlieues Bleues au Théâtre Gérard Philippe de Saint Denis. En septembre 2009 Robyn Orlin a crée une pièce au Louvre, avec huit gardiens du musée : Babysitting Petit Louis. En 2010 elle crée un solo avec le danseur de hip-hop Ibrahim Sissoko : Call it... kissed by the sun... better still the revenge of geography et reprend Daddy... au festival Les Hivernales à Avignon et à la Grande Halle de la Villette à Paris. Elle créera en novembre 2011 une pièce sur Sara Baartman la Venus noire, « …have you hugged, kissed and respected your brown Venus today ? » au Grand Théâtre du Luxembourg. La pièce sera ensuite en tournée en Europe.

C'est en co-production avec l'INA et ARTE qu'elle a réalisé en octobre 2004 son premier film Histoires cachées, sales histoires.

En 1999 elle a obtenu le troisième prix aux Rencontres chorégraphiques de l'Afrique, et en 2000 le prix Jan Fabre de l'œuvre la plus subversive aux Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis. Robyn Orlin a été nommée Chevalier dans l'Ordre National du Mérite le 28 février 2009 par Denis Pietton, Ambassadeur de France à Johannesburg.

Prix et récompenses
2003 British theatre’s Laurence Olivier Award for ‘Outstanding Achievement in Dance’ in London for her piece "daddy, i’ve seen this piece six times before and i still don’t know why they’re hurting each other… "
2000 Jan Faber Award for the most subversive choreography for "Daddy,…." Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis. Paris.
1999 3rd place in the choreographic competition for Afrique en Creation in Madagascar. Sanga -a platform for choreography from Africa and the Indian Ocean.
1997 FNB Regional Award for "That’s the way the cookie crumbles". Finalist for the FNB Vita Fine Art Award.
1996 FNB Vita Award for Best Choreographer. Foundation of the Creative Arts Grant Recipient.
1990 AA Vita Award for Choreography.
1989 Fullbright Scholarship, the School of the Art Institute of Chicago. Standard Bank Young Artist Award.
AA Vita Award for Choreography.
1986 British Council Scholarship, Goldsmith College, University of London.
1985 AA Vita Award for Choreography (First recipient).

Formations artistiques
1991-1993 Master in Fine Arts, School of the Art Institute of Chicago (Fullbright Scholarship).
1985 The Laban School at Goldsmith College, University of London (British Council Scholarship).
1975-1979 Undergraduate Studies, London School of Contemporary Dance.
1965-1972 Royal Academy of Dance (London): Grades; Elementary and Intermediate Diplomas.

Expériences diverses
Robyn has led choreographic workshops nationally and internationally (Japan, Greece, Paris). She has taught dance technique and choreographed at the Pretoria Technikon 1982 - 1989; National School of the Arts 1998-2001; PACT Dance Company 1988-1989; Market Theatre Laboratory 1996-2003, Centre National de la Danse 2006.
In 1982 she inaugurated the dance departments at FUBA (Federated Union of Black Artists) and Funda Art Centre, Soweto and was the Artistic Director of FUBA Dance Company, the first black contemporary dance company in South Africa.
She taught at Eldorado Park Recreation Centre.
In 1983 performed and delivered a paper at the culture and resistance festival in Botswana.
Robyn has created various art installations in South Africa and abroad. She has worked as director and art director for the Blue Moon Industrial Theatre Company.
 

Walking next to our shoes... New-York Times
New-York Times
Danser, juin 2009
Le Monde, juillet 2009
Têtu, octobre 2010

 
At the same time we were pointing a finger at you, we realized we were pointing three at ourselves …
(création 2014) Avec les danseurs de la Compagnie Jant-Bi / Germaine Acogny

- Les 5 et 6 juillet 2014, Festival Rayons Frais, Tours
- Le 10 juillet 2014, JuliDans, Amsterdam
- Du 13 au 18 juillet 2014 au Festival d'Avignon

- les 6 et 7 novembre 2014 à la Maison de la Culture de Bourges
- les 13 et 14 novembre 2014 à la Halle aux Grains, Blois
- le 17 novembre 2014 à Equinoxe, Scène nationale de Châteauroux

- le 20 novembre 2014 au Théâtre d'Orléans - du 20 janvier au 1er février 2015, Peak performance, Montclair State University, New Jersey, USA

- Le 18 mars 2015, La Ferme du Buisson, Noisiel
- le 21 mars 2015 aux Treize Arches, Brive
- du 25 au 29 mars 2015 au Théâtre de la ville, Paris
- les 1er et 2 avril 2015 au Grand Théâtre, Luxembourg
- les 8 et 9 avril 2015 à l'Opéra de Lille
- les 11 et 12 avril 2015 au 104, Paris

In a world full of butterflies, it takes balls to be a caterpillar … some thoughts on falling
(création 2013) Deux solos pour Elisabeth Tambwe et Eric Languet

- Le 20 juin 2014, Fundamental Monodrama Festival 2014, Luxembourg
- Les 23 et 24 juin 2014, Festival de Marseille

|  Julie George & Damien Valette - 50, rue Jean-Pierre Timbaud – 75011 - Paris
CONTACT   |  Tél : 33 (0)1 43 38 03 33 | Fax : 33 (0)1 43 38 91 83
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